Le Liseur de Bernhard Schlink

le liseur

L’auteur

Né en 1944 en Allemagne, Bernhard Schlink est un romancier et nouvelliste qui a reçu de nombreux prix notamment pour son roman « The Reader » (Le Liseur) qui a été adapté au cinéma avec Kate Winslet et Ralph Fiennes dans les rôles principaux.

L’auteur a étudié le droit à l’Université libre de Berlin et a enseigné le droit public pendant de nombreuses années à l’Université Frédéric-Guillaume de Bonn. Il a également enseigné le droit public, le droit social et la philosophie à l’Université Humboldt de Berlin. Il a commencé sa carrière d’écrivain en publiant principalement des romans policiers où on retrouvait le personnage principal, Gerhard Selb.

En 1995, il publie « Der Vorleser » (Le Liseur) qui est partiellement autobiographique.

Résumé de l’éditeur

À quinze ans, Michaël fait par hasard la connaissance, en rentrant du lycée, d’une femme de trente-cinq ans dont il devient l’amant. Pendant six mois, il la rejoint chez elle tous les jours, et l’un de leurs rites consiste à ce qu’il lui fasse la lecture à haute voix.

Cette Hanna reste mystérieuse et imprévisible, elle disparaît du jour au lendemain. Sept ans plus tard, Michaël assiste, dans le cadre de ses études de droit, au procès de cinq criminelles et reconnaît Hanna parmi elles, accablée par ses coaccusées. Un livre incontournable où les questions de culpabilité, de justice et de rédemption dépassent celle d’une génération.

Mon avis: 4.5/5

Il s’agit d’un roman relativement court (256 pages) mais essentiel et sublimement écrit. Celui-ci peut être divisé en deux parties: la première parle de l’histoire d’amour entre un adolescent et une femme plus âgée. L’auteur décrit subtilement et de manière très sobre l’érotisme qui s’en dégage.

Nous découvrons peu à peu que cette passion est trop forte et difficile à assumer pour Michaël mais que cette histoire le marquera à jamais. Il ne parviendra jamais à surmonter cet amour qui à la fin, sera presque destructeur.

La seconde partie traite du thème principal du livre: le nazisme,  la culpabilité et la responsabilité de ceux qui y ont participé. Cependant, limiter le livre à cela serait une erreur. Il parle également de la difficulté de positionnement et de compréhension de la Shoah pour les générations postérieures. 

Le problème de l’illettrisme est aussi abordé ainsi que la vulnérabilité que cela engendre.

L’auteur choisit subtilement ses mots et réussit en peu de pages à couvrir une diversité de questions fondamentales sans oublier d’analyser ses personnages et les émotions qu’ils ressentent. 

 

 

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