Préjudice de Jonathan Harr

préjudice

L’auteur

Journaliste de profession, il a publié des articles dans de nombreux journaux tels que le New Yorker ou le New Yorker Times Magazine.

Jonathan Harr enseigne également l’écriture au Smith College dans le Massachussets.

Il est surtout connu pour son livre « A Civil Action » publié en 1995 et traduit sous le nom de « Préjudice ».

En 2005, il a sorti son deuxième livre intitulé « The Lost Painting: The Quest for a Caravaggio Masterpiece« .

Résumé de l’éditeur

Woburn, dans l’État du Massachusetts, au début des années 70 : une bourgade comme il en existe tant aux États-Unis, sans problèmes, si ce n’est cette histoire d’eau courante qui sent mauvais et brûle les yeux et la peau.

Quand des enfants commencent à succomber à des leucémies foudroyantes, les familles se tournent d’abord vers les médecins, puis, quand il s’avère que la pollution industrielle est à l’origine des maladies, vers un avocat flamboyant, amateur de voitures de luxe, ambitieux mais sans grande expérience, nommé Jan Schlichtmann.

Mon avis: 5/5

Ce livre raconte le combat de plusieurs familles face à deux des plus grands groupes industriels américains.

En effet, tout commence lorsque l’enfant d’Anne Anderson est diagnostiqué d’une leucémie foudroyante. Elle réalise alors que la maladie de son fils n’est pas un cas isolé mais que depuis plusieurs mois, de nombreux enfants sont atteints de la même maladie.

Après plusieurs recherches, elle se rend compte que les cas de leucémie se sont déclarés peu après l’ouverture d’une usine chimique, filiale de Beatrice Foods. De plus, celle-ci est située près d’une rivière dans laquelle tous les enfants vont se baigner ou jouer en été.

Elle contacte alors, avec l’aide du révérend Young, un avocat Jan Schlichtmann qui décide premièrement de ne pas s’occuper de l’affaire car il trouve que les preuves sont inexistantes et qu’il sera très difficile de se défendre face à un tel ennemi. Cependant, face à l’insistance d’Anne, il changera d’avis et se plongera corps et âme dans cette affaire qui l’occupera pendant plus de dix ans. 

Bientôt, la roue tournera et les preuves s’accumuleront contre l’entreprise chimique: des analyses de l’eau de la rivière révèleront que celle-ci est contaminée par du trichloréthylène. Ce composé organique est irritant  pour la peau et les muqueuses et toxique pour le système nerveux central. De plus, il sera classé « cancérigène de groupe 1 » en 2012.

Certains employés de l’usine témoins du déversement des produits dans la rivière témoigneront également au procès.

Jonathan Harr a réussi à écrire un livre passionnant et bouleversant sur l’histoire véridique de ces habitants de Woburn. Ce livre est extrêmement détaillé mais il est très fluide à lire.

Le récit du procès est parfaitement reconstitué et retrace avec beaucoup d’émotion le combat de ces familles face aux géants de l’industrie.

Un livre essentiel!

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