La Peur de C. L. Taylor

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Née en 1973, Carol Louise Taylor (dite C. L. Taylor) est diplômée en psychologie de l’université de Northumbria (Newcastle upon Tyne, Angleterre). Elle a travaillé comme développeuse et conceptrice pédagogique avant de débuter une carrière d’écrivain. Elle affectionne particulièrement les thrillers psychologiques mais écrit également des romans « chick lit » sous le pseudonyme de Cally Taylor.

La Peur est son cinquième livre après L’AccidentLe MensongeLa Disparition et La Fuite… Nous pouvons voir que l’autrice aime les titres courts et percutants !

Ce livre commence lorsque Lou, une adolescente, s’enfuit en France avec Mike Hughes, son professeur de karaté. La virée romantique se transforme rapidement en cauchemar lorsque Mike montre son vrai visage et se transforme en psychopathe. Dix-huit ans plus tard, Lou revient dans sa ville natale et découvre que Mike a une relation avec une jeune fille prénommée Chloé. Les souvenirs enfouis par Lou refont surface : elle souhaite, dès lors, protéger Chloé et ainsi, éviter qu’elle ne vive les mêmes traumatismes. Lou est déterminée à dénoncer Mike mais à quel prix ?

C. L. Taylor traite de plusieurs sujets tels que l’emprise psychologique, la relation de confiance, le statut de victime et le fondement de résilience. Les chapitres sont courts et dédiés à un personnage : nous alternons donc entre les histoires de Chloé et de Lou (et d’autres personnages), entre le passé et le présent. Cette alternance permet à l’autrice de distiller progressivement les rebondissements et autres preuves.

La lecture de ce page-turner est agréable car l’écriture est fluide, attrayante et les personnages sont bien construits. Nous ressentons particulièrement que l’autrice est psychologue de formation car le personnage de Mike est très travaillé et « étudié » sous diverses facettes.

Mais, le principal point négatif de ce roman réside dans son titre : « La Peur »… En effet, avec un titre pareil, nous nous attendons à ressentir de l’angoisse, de la frayeur et de l’effroi. Mais, malheureusement, nous ne retrouvons pas cette émotion à part quelques rares moments d’inquiétude. C.L Taylor explore tous les stratagèmes et clichés parfois hasardeux des thrillers : « On n’entend que le bruit de succion humide de la lame, qui entre et sort de son cou ».

Nous pouvons aussi noter quelques incohérences et contradictions ainsi que des situations purement théâtrales bien connues des scénaristes de séries B. De tels passages sont très décevants car, le thème et la psychologie des personnages laissaient présager un thriller de qualité.

 

(Cet article est également disponible sur le site du Suricate Magazine)

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