Les bâtisseurs du vent d’Aly Deminne

Aly Deminne est traductrice, interprète et professeure de langues slaves. Paru en 2019, Les bâtisseurs du vent est son premier roman.

Andreï Voronov et son père ont quitté leur pays natal pour s’installer dans un bourg reculé. Ils ont posé leurs valises dans l’allée du Vhan, passage écarté et en contrebas, qui accueille tous les exclus : du réfugié au perdu, du retraité au déchu.

Un jour, l’église du village est détruite par la foudre. Ce malheureux événement devient prétexte à un vil chantage de la part du maire et du curé. Andreï doit reconstruire l’église en un temps record sous peine d’être chassé avec ses compagnons d’infortune. Andreï jouit, en effet, d’une excellente réputation dans le domaine de la construction aussi bien pour la qualité de son travail que pour sa vitesse d’exécution. Cependant, un chantier titanesque l’attend cette fois-ci. Pour le mener à bien, il devra compter sur la solidarité des habitants du Vhan.

« Pauvre est le riche qui considère toujours son tout comme pas assez. Riche est le pauvre qui parvient toujours à faire du peu qu’il a son suffisant ». Aly Deminne a écrit un conte poétique, intemporel et très moderne à la fois. Ce livre regorge de bons sentiments, de belles idées et métaphores. Au fur et à mesure que les résidents rebâtissent l’église, ces bâtisseurs du vent accèdent à un degré de liberté inégalé. La morale du roman « Sans cœur étaient les nantis du village reculé où se déroule l’histoire ici contée. Et sans âme se sont-ils tous, à la fin retrouvés » en est aussi un exemple.

Les thèmes abordés sont nombreux et universels comme la transmission, la cohésion, le statut social, la noblesse d’âme, … A chaque page, nous ressentons toute l’implication et le travail qu’Aly Deminne a effectué pour cette première publication notamment dans le choix des titres des différents chapitres, le vocabulaire employé et le style particulièrement fluide, dynamique, attrayant et même féerique à certains moments. Cependant, le lecteur se perd parfois dans des tournures de phrases alambiquées.

Nous regrettons également que cette histoire soit extrêmement manichéenne avec d’un côté, les méchants avides, hypocrites et bêtes et de l’autre, les gentils solidaires et altruistes. Les personnages sont très caricaturaux et manquent cruellement d’envergure.

(Cet article est également disponible sur le site du Suricate Magazine)

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